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Dans la peau de ce jeune noir qui avait un rêve

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Bonjour tout le monde,

Pour faire suite à la série « dans la peau de » qui a commencé avec une jeune femme qui a su dire non, nous continuons notre voyage dans l’histoire. il est important de savoir d’où l’on vient afin de savoir où on va.

Comme je vous le disais donc dans l’article précedent, cette jeune femme a rencontré le soutien d’un jeune pasteur lors de sa révolte.

Ce jeune homme est né à Atlanta le 15 janvier 1929, c’est le fils d’un pasteur baptiste. Il fait face à sa première expéience de ségregation raciale à l’age de six ans. Deux camarades de jeu blancs lui disent qu’ils n’ont pas le droit de jouer avec lui à cause de sa couleur de peau. Sa mère doit donc lui explique qu’ils n’ont pas le droit d’aller dans les mêmes écoles mais souligne qu’il est aussi bon que n’importe qui d’autre.

En 1953, il devient le pasteur de l’église baptiste à Montgomery en Alabama. A cette époque, le sud des Etats-Unis est marque par les violences commises contre les noirs. Puis c’est le 1er décembre 1955 que la demoiselle refusa de céder sa place dans le bus. La population noire soutiendra alors ce mouvement.Le mouvement est en marche.

En 1957, il joue un rôle très important dans la fondation de la Southern Christian Leadership Conference (SCLC, « Conférence des dirigeants chrétiens du Sud »), dont il est élu président et le restera jusqu’à sa mort. La SCLC est une organisation pacifique qui participe activement au Mouvement pour les droits civiques en organisant les églises afro-américaines pour conduire des protestations non-violentes. King adhère à la philosophie de désobéissance civile non-violente qui fut utilisée avec succès en Inde par Gandhi. .

Il exposera en 1958 son point de vue sur la ségrégation raciale et la spirale d’inégalité et de haine qu’elle provoque dans le livre Stride toward freedom; the Montgomery story (« la marche vers la liberté ») :

« Souvent, les hommes se haïssent les uns les autres parce qu’ils ont peur les uns des autres ; ils ont peur parce qu’ils ne se connaissent pas ; ils ne se connaissent pas parce qu’ils ne peuvent pas communiquer ; ils ne peuvent pas communiquer parce qu’ils sont séparés. »

Représentant le SCLC, il est le dirigeant d’une des six grandes organisations pour les droits civiques qui organisent la marche vers Washington pour le travail et la liberté. Il est fait partie de ceux qui acceptent le souhait du président John F. Kennedy de changer le message de la marche.

Le président, qui l’avait déjà soutenu publiquement et était déjà intervenu plusieurs fois pour le faire sortir de prison, s’était initialement opposé au principe de la marche car il craignait un impact négatif sur le vote de la loi sur les droits civiques. Le but initial de cette marche était de montrer la situation désespérée des Afro-Américains des États du Sud et l’échec du gouvernement fédéral à assurer leurs droits et leur sécurité. Le groupe acceptera sous la pression et l’influence présidentielle de passer un message moins radical. Certains militants des droits civiques pensent alors que la marche ne présente plus qu’une vision inexacte et édulcorée de la situation des Noirs.

La marche fait cependant des demandes spécifiques :

  • la fin de la ségrégation raciale dans les écoles publiques
  • une législation significative sur les droits civiques (incluant une loi interdisant la discrimination raciale dans le monde du travail) ;
  • une protection des militants des droits civiques contre la violence policière
  • un salaire minimum de 2 $ de l’heure, pour tous les travailleurs sans distinction ;
  • un gouvernement indépendant pour Washington, D.C., qui dépend alors d’un comité du congrès.

En dépit des tensions, la marche sera un énorme succès.Plus de 250 000 personnes de toutes les ethnies se réunissent le 28 août 1963 face au Lincoln Memorial, dans ce qui est la plus grande manifestation ayant eu lieu jusque là dans l’histoire de la capitale américaine.

Le point d’orgue de son combat  est son illustre discours « I have a dream », où il manifestera sa volonté et son espoir de connaître une Amérique fraternelle. Cette déclaration est considérée comme un des meilleurs discours de l’histoire américaine avec le Discours de Gettysburg du seizième Président des États-Unis Abraham Lincoln.

Fin mars 1968, Martin Luther King se déplace à Memphis (Tennessee) pour soutenir les éboueurs noirs locaux qui sont en grève depuis le 12 mars afin d’obtenir un meilleur salaire et un meilleur traitement. Les Afro-Américains étaient payés 1,70 dollar de l’heure. Ils n’étaient carrément pas payés quand ils ne pouvaient pas travailler pour raison climatique, contrairement aux travailleurs blancs.

Le 4 avril 1968 à 18 h 01, il est assassiné alors qu’il se trouve sur le balcon du Lorraine Motel à Memphis dans le Tennessee. Ses dernières paroles sont dites au musicien Ben Branch qui devait se produire ce soir-là lors d’une réunion publique à laquelle assistait Martin Luther :

« Ben, prévois de jouer Precious Lord, Take My Hand [Seigneur, prends ma main] à la réunion de ce soir. Joue-le de la plus belle manière. »

Ses amis à l’intérieur de la chambre du motel entendent des coups de feu et courent sur le balcon pour le trouver abattu d’une balle dans la gorge. C’est la fin. Il est déclaré mort au St. Joseph’s Hospital à 19 h 05.

Avez-vous deviné à qui je fais référence?

Floriane, Blogueuse depuis environ 5 ans C'est en janvier 2012 qu'à officiellement commencé ma vie de voyageuse. J'avais envie de voir le monde, puis est arrivée l'envie de partager d'où le blogging. Je travaille dans le monde du tourisme d'affaires ce qui me donne l'opportunité de parler de choses plus techniques. Ce blog est à mon image, il reflète les choses qui comptent le plus pour moi :) 120 pays c’est le nombre que je vise /  plus de 20 pays visités 

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